Entreprises & Start-up Le groupe se reconnecte ainsi à ses racines et récupère le nom de son fondateur : le célèbre industriel belgo-britannique.

Le président de CMI (Cockerill Maintenance et Ingéniérie), Bernard Serin, a dévoilé jeudi le nouveau nom et logo de l’entreprise sérésienne, en présence du CEO Jean-Luc Maurange, de collaborateurs et du ministre wallon de l’Économie Pierre-Yves Jeholet (MR).

Le groupe se reconnecte à ses racines et récupère le nom de son fondateur : l’industriel belgo-britannique John Cockerill. "Fondé en 1817, le Groupe a porté fièrement le nom de John Cockerill pendant plus de 150 ans, avant de se transformer en Cockerill Maintenance & Ingénierie, souvent occulté derrière l’acronyme CMI. Nous sommes bien sûr très fiers du chemin accompli sous cette appellation : depuis 15 ans, nous avons diversifié nos technologies et nos marchés géographiques, et multiplié par 4 notre effectif et notre volume d’activités. Au fil des années, cette appellation est donc devenue bien trop étroite…", peut-on lire dans le communiqué publié sur le site de l’entreprise.

Des centaines d’entreprises s’appellent CMI

C’est alors devenu une évidence, CMI devait récupérer son nom de baptême. "Parce que notre action s’inscrit parfaitement dans le prolongement de celle de John Cockerill, notre fondateur. Parce que nos activités actuelles et potentielles vont bien au-delà de la maintenance et de l’ingénierie. Et parce que notre trajectoire est unique, comme le nom de John Cockerill", complète Bernard Serin, cité dans le communiqué.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui des centaines d’entreprises et d’organisations qui s’appellent CMI. L’acronyme ne reflète donc plus la singularité du groupe. John Cockerill est active dans les secteurs de la défense, de l’énergie, de l’industrie, de l’environnement et des services. Elle compte 6 000 collaborateurs, est présente dans 23 pays répartis sur les 5 continents et a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires d’1,3 milliard d’euros.

Récemment l’entreprise a été pointée du doigt pour avoir exporté des armes vers l’Arabie saoudite. Or ce commerce fait grand bruit en raison de l’implication de l’Arabie saoudite dans le conflit au Yémen. Amnesty International a réagi en demandant une commission d’enquête parlementaire tandis que la Ligue des droits humains et la CNAPD (Coordination nationale d’action pour la paix et la démocratie) ont annoncé une plainte au pénal. De son côté, CMI s’était défendue de toute illégalité et avait dénoncé des "attaque répétées à son intégrité".