Le "Groupe des Dix", qui réunit les représentants des syndicats, des fédérations patronales et des classes moyennes, s'était opposé aux mesures contre le coronavirus à Anvers. Il a désormais introduit une requête à ce sujet devant le Conseil d'État.

Celle-ci aurait été modifiée à la dernière minute, étant donné que le couvre-feu est momentanément suspendu en raison de la chaleur. Selon Dirk Melis, un exploitant horeca et politicien local de Dessel, la requête a toujours du sens, même si le couvre-feu a été suspendu. "Toutes les autres mesures qui étranglent notre économie et dépeuplent massivement la ville sont toujours en vigueur", dit-il. "Le seul effet supplémentaire est que là où vous deviez auparavant être à l'heure à la maison, vous pouvez aujourd'hui parcourir toute la Flandre".

Le "Groupe des Dix" voudrait se débarrasser de l'ensemble des mesures spécifiques à Anvers. "Des dizaines de milliers d'emplois risquent d'être supprimés dans toute la province", dit M. Melis. "Nous ne laisserons pas cela se produire. Si le politique n'entreprend aucune action, nous le ferons nous-mêmes avec une nouvelle requête".

Entre-temps, les Anversois qualifient toujours le couvre-feu de "réponse disproportionnée dans la lutte contre le virus" et veulent également empêcher qu'il ne soit réintroduit après la suspension en raison de la chaleur. L'interdiction actuelle de rassemblement devrait suffire sans qu'il y ait besoin d'instaurer un couvre-feu, selon eux.