"Depuis que nous avons pris la décision difficile de suspendre les activités, nous avons continué à discuter avec le gouvernement britannique, et d'autres, sur les conditions permettant un potentiel redémarrage pour Wylfa Newydd", a déclaré un porte-parole de Horizon Nuclear Power, filiale britannique du groupe nippon.

"Nous restons mobilisés pour faire tout ce que nous pouvons pour que ce projet se poursuive", complète-t-il, dans une déclaration transmise à l'AFP.

Hitachi avait jeté l'éponge en janvier 2019, renonçant à son projet de construire deux réacteurs nucléaires à Anglesey, dans le nord du Pays de Galles.

Cette centrale devait disposer d'une capacité de production de près de 3 gigawatts, soit 6% des besoins actuels en électricité du pays.

Hitachi avait alors estimé que le projet n'était pas viable commercialement.

Les contacts avec le gouvernement britannique se sont intensifiés récemment après avoir été mis entre parenthèse pendant la pandémie de Covid-19.

Hitachi attend en particulier la publication dans les prochains mois par le gouvernement britannique de sa nouvelle stratégie énergétique qui pourrait comporter un nouveau modèle de financement pour le nucléaire.

Celui-ci ferait porter une partie des coûts de ces investissements massifs par les consommateurs avec une contribution qui s'ajouterait sur leurs factures d'électricité.

Le groupe japonais devrait prendre sa décision sans trop tarder, afin de faire un choix définitif sur la suite à donner ce de projet.

Pour le gouvernement britannique, l'intérêt affiché d'Hitachi tombe à point nommé, au moment où l'implication du chinois CGN dans plusieurs projets suscitent des questions parmi les députés conservateurs en pleine tensions économiques et diplomatiques avec Pékin.

CGN est notamment présent aux côtés du français EDF dans le développement d'Hinkley Point, la seule centrale nucléaire en cours de construction dans le pays.

Les différents projets doivent prendre le relais des centrales nucléaires construites au XXe siècle qui ont fermé ou sont sur le point d'arriver en fin de vie.

Le nucléaire fournit environ 20% de l'électricité dans le pays et les pouvoirs publics veulent maintenir cette part, notamment dans l'optique d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.