Les ventes de K-Way, marque de sportswear célèbre pour sa veste coupe-vent en nylon qui se range dans une pochette banane, ont résisté aux effets dévastateurs de la crise sanitaire, a assuré son propriétaire, le groupe italien BasicNet.

"Nous avons plus que bravé la crise, nous l'avons activement combattue et augmenté nos investissements", a déclaré à l'AFP Lorenzo Boglione, vice-président des ventes du groupe, en marge de la Fashion week masculine à Milan.

"K-Way a connu la meilleure performance de nos marques, 2019 a été une année extraordinaire. L'année 2020 a été un peu compliquée mais nous avons fait mieux que prévu, vu les circonstances", a-t-il ajouté.

Sur les neuf premiers mois de 2020, les ventes de l'ensemble du groupe, qui compte aussi les marques de sport Kappa et les baskets Superga ou encore Jesus Jeans, ont reculé de 21,8 % à 608,4 millions d'euros.

K-Way désormais sur les podiums des défilés

K-Way a fait ses débuts dimanche sur les podiums de la Fashion Week de Milan après avoir déjà défilé en 2019 au salon international de la mode masculine Pitti à Florence.

Retransmis en streaming, le défilé à Milan a eu lieu à huis clos, en raison des restrictions dues à la pandémie, dans les nouveaux locaux de 4 000 m2 de BasicNet.

Des pantalons cargo en cuir nappa, des vestes en gabardine de coton à carreaux écossais, des doudounes matelassées : le nylon classique se marie avec du cuir, la laine et le velours, un mélange de tissus qui symbolise la montée en gamme de la marque.

"Le plus frappant de cette collection, c'est le cuir noir, très inhabituel pour nous, mais les fermetures éclair sont toujours en jaune, orange et bleu", les couleurs fétiches de la marque, a commenté M. Boglione.

Une montée en gamme également illustrée par une récente collaboration avec la maison de haute couture Fendi, dont il se dit "très fier".

Son père, Marco Boglione, avait repris en 2004 la marque K-Way, inventée en 1965 dans le nord de la France par Léon-Claude Duhamel.

Fragilisée par la concurrence chinoise, K-Way a été rachetée en 1991 par le groupe italien Pirelli, avant de redécoller sous la houlette de BasicNet et de marquer son retour en France en 2013, avec l'ouverture d'une enseigne à Lille.