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Le célèbre cabaret parisien «Crazy Horse» est devenu belge, annonçait, samedi, le journal «Le Soir».

Un groupe d'investisseurs franco-belges a racheté les actions des trois enfants de feu Alain Bernardin, fondateur, en 1951, du cabaret installé sur la prestigieuse avenue Georges V, à Paris.

A la tête de ce consortium, on trouve deux hommes d'affaires belges: Philippe Lhomme, ancien patron de la société Deficom spécialisée dans les métiers de la communication, et son associé Yannick Kalantarian, actif dans la publicité. C'est Philippe Lhomme qui a, via sa société Franklin (active également dans l'organisation de salons comme Batibouw à Bruxelles), pris la plus grande partie du capital, devenant, comme il nous l'a confirmé, le nouvel «actionnaire de référence» du fameux cabaret.

Une clause de la transaction interdit de dévoiler le montant déboursé par les nouveaux actionnaires.

Le «Crazy Horse» emploie quelque 80 personnes à Paris et représente ce que Philippe Lhomme qualifie de «grosse PME de l'entertainment». L'enseigne possède un cabaret à Las Vegas, exploitée en partenariat avec MGM Mirage. L'ouverture d'une succursale est prévue à Singapour pour le 1er décembre de cette année, en collaboration avec un partenaire local.

Philippe Lhomme estime que le «Crazy Horse» a le potentiel pour ouvrir «à court terme une demi-douzaine de cabarets dans le monde». Une autre métropole asiatique en plein boom est déjà sur les rangs.

Le nouveau propriétaire compte aussi exploiter davantage la marque. « On pourrait développer toute une gamme de produits dérivés comme une ligne de vêtements, voire du champagne. Pour l'instant, cela se limite à trois T-shirts et un peignoir mais il y a un gros potentiel dans ce domaine », nous a confié Philippe Lhomme.

© La Libre Belgique 2005