Dans un message adressé aux salariés de l'entreprise, Charles Scharf regrette d'avoir fait "des commentaires dépourvus de tact" reflétant ses "propres préjugés".

"Il existe de nombreuses personnes issues de la diversité talentueuses qui travaillent à Wells Fargo et dans le secteur des services financiers et je n'ai jamais voulu laisser entendre le contraire", y ajoute-t-il.

M. Scharf avait, selon la presse américaine, écrit dans un précédent message datant du 18 juin que si la banque n'était pas parvenue à intégrer plus de diversité dans ses effectifs, c'était à cause d'un "vivier très limité de talents noirs parmi lesquels recruter."

Des propos qu'il aurait réitérés dans une conférence Zoom avec des salariés Afro-Américains de la banque au cours de l'été.

Mercredi, M. Scharf a tenté de faire amende honorable, affirmant que le secteur bancaire n'avait "pas fait assez pour améliorer la diversité, en particulier au niveau de ses dirigeants".

Wells Fargo a bien promu quelques personnes issues de la diversité à des postes de direction ces derniers mois. Mais ils restent encore largement minoritaires.

M. Scharf s'est engagé à faire plus, en diversifiant par exemple les sources de recrutement ou en développant une formation de sensibilisation au racisme pour ses salariés.

Les grandes banques de Wall Street sont régulièrement pointées du doigt pour le manque de diversité, dans un monde de la finance encore largement dominé par les hommes blancs.

La récente annonce de la nomination de Jane Fraser à la tête de Citi a fait les gros titres car elle est devenue la première femme à diriger une grande banque américaine.