Le prix du baril de pétrole brut a dépassé 143 dollars lundi vers 10H30 GMT, à la fois à Londres où il a atteint 143,53 dollars, et à New York où il a atteint 143,67 dollars, effaçant leurs records de vendredi.

Après avoir franchi pour la première fois jeudi soir le cap symbolique des 140 dollars à Londres comme à New York, les cours de l'or noir avaient dépassé vendredi pour la première fois les 142 dollars, grimpant jusqu'à 142,97 dollars à Londres et 142,99 dollars à New York, des records historiques.

L'affaissement de la devise américaine, qui évoluait au-dessus d'1,58 dollar pour un euro lundi matin, non loin de son record à 1,60, augmente encore l'attrait des spéculateurs pour le pétrole.

Lorsque le billet vert baisse, ils tendent à acheter des matières premières vendues en dollars pour se prémunir contre l'inflation.

En toile de fond, les prix sont soutenus par un cocktail très haussier composé d'inquiétudes sur les disponibilités futures d'or noir, de tensions géopolitiques et de pronostics très haussiers sur les prix du pétrole.

Le XIXe congrès mondial du pétrole s'est ouvert dimanche soir à Madrid avec à l'ordre du jour l'examen de l'avenir de l'industrie pétrolière.