A la suite d'un conseil d'entreprise extraordinaire qui s'est terminé ce vendredi à Thimister-Clermont, Sulzer, où la procédure Renault est en cours, a repoussé le plan alternatif initié par la délégation des employés. Ce plan aurait pu préserver environ 90 emplois sur les 155 qui sont actuellement menacés dans la filiale verviétoise du groupe d'ingénierie industrielle.

Les propositions qui ont été faites n'ont pas convaincu la maison-mère suisse qui souhaite restructurer l'entreprise spécialisée dans la production et la maintenance d'une grande variété de pompes industrielles, notamment pour faire face, dit-elle, aux bouleversements dans les marchés du pétrole et du gaz.

"Manque de respect pour le personnel"

"Force est de constater que la direction n'a jamais eu l'intention de revenir sur sa décision d'arrêter la production aux Plenesses", commente le secrétaire permanent ACV-CSC METEA René Petit qui estime que les contre-propositions syndicales tenaient la route. "Elles ont été construites avec un cabinet d'experts qui les a validées. Sulzer a balayé toutes les alternatives proposées en bloc. Quel manque de respect pour le personnel ! Je suis dégoûté."

La clôture de la phase I de la procédure a été validée ce vendredi, puis la nouvelle a été annoncée au personnel aux alentours de 11h00. La prochaine réunion est fixée au 22 février dans l'après-midi. Des pertes d'emploi sèches et des départs à la prépension sont attendus.

"Nous travaillons depuis des années dans un marché particulièrement difficile et la surcapacité qui règne dans notre secteur d'activités nous touche de plein fouet", avait déclaré l'administrateur délégué Claude Jacqmin en juin 2020. "Nous devons faire face à des pertes opérationnelles significatives et croissantes qui mettent en péril l'avenir de l'entreprise."

La société s'est toutefois engagée à étudier toute éventuelle opportunité de reprise ou autre qui pourrait se présenter. La direction n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter cette annonce.