Le prix du baril de pétrole est monté à 100,10 dollars, un record absolu, mardi soir à New York, à la faveur de craintes de diminution de l'offre de brut. Les cours du brut ont ensuite terminé la séance à 100,01 dollars. C'est la première fois qu'ils dépassent les 100 dollars en clôture. Dans la foulée, le prix du Brent, négocié à Londres, a établi un record à 98,70 dollars, contre un plus haut de 98,50 dollars le 3 janvier. Cette flambée de l'or noir est due à une possible baisse du niveau de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) lors de sa prochaine réunion le 5 mars à Vienne, a expliqué Mike Fitzpatrick, analyste chez MF Global. Le bras de fer entre le Venezuela et le géant pétrolier américain ExxonMobil a aussi soutenu les cours du brut, notamment après que Caracas eût menacé d'interrompre ses livraisons de brut aux Etats-Unis. Le marché s'inquiète aussi d'une intensification des attaques contre les compagnies pétrolières au Nigeria.

Le baril de pétrole avait franchi le seuil des 100 dollars pour la première fois le 2 janvier, avant de monter jusqu'à 100,09 dollars le lendemain. Depuis cette date, les cours avaient amorcé un fort mouvement de repli sous l'effet d'une possible entrée en récession de l'économie américaine, première consommatrice d'énergie mondiale. Un coup de froid à la croissance économique américaine serait préjudiciable à la demande en hydrocarbures, soulignaient alors les analystes. (AFP)