Si vous faites le plein de diesel dès le vendredi 5 janvier, vous payerez 0,998 euro le litre au maximum. C'est la première fois depuis mars 2005 que le prix maximum du diesel descend en dessous d'un euro. Une tendance qui pourrait se confirmer dans les semaines à venir, selon la fédération pétrolière belge.

"Le prix des produits pétroliers, et avant eux du baril de pétrole, varie en fonction de plusieurs éléments fondamentaux", rappelle Gaëtan van de Werve, secrétaire-général de la fédération pétrolière belge.

Première explication à cette baisse des cours: le ralentissement de la croissance économique, principalement aux Etats-Unis. "Les Etats-Unis sont en effet les plus gros consommateurs d'énergie au monde", explique Gaëtan van de Werve. "Et à l'intérieur des Etats-Unis, c'est le nord-est qui est particulièrement gourmand en carburant. Or, l'hiver est très doux dans cette région des Etats-Unis." Le principe de l'offre et de la demande est donc une deuxième explication à la baisse du prix du baril de brut.

Troisième élément explicatif: la situation géopolitique, qui s'est stabilisée. "Bien sûr, il reste des inconnues avec le Nigeria et l'Iran", reconnaît Gaëtan van de Werve. "Mais dans l'ensemble, la situation au Proche et au Moyen Orient s'améliore. La guerre au Liban est terminée, et la situation irakienne est connue et intégrée dans le paysage. Cette stabilité relative permet aussi de maintenir des prix plutôt bas."

Quant à savoir si la baisse des prix à la pompe va se poursuivre, le secrétaire général de la fédération pétrolière belge se refuse au moindre pronostic. "Si tous les facteurs restent identiques, on peut raisonnablement penser que la baisse se maintiendra. Maintenant, je ne pense pas qu'elle sera drastique et qu'on connaîtra à nouveau un carburant à 0,60 ou 0,70 euro, parce que l'OPEP veille au grain et diminuera alors sa production de pétrole."

Les pays exportateurs de pétrole ont d'ores et déjà mis en place un plan de réduction de leur production de brut. Une première réduction, de 1,2 millions de barils par jour, avait eu lieu en novembre 2006, tandis qu'une deuxième baisse, de 500.000 barils par jour, est prévue pour le mois de février.