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C'est l'incertitude qui règne quant au vaste projet de l'entreprise luxembourgeoise BTK d'investir 2,5 milliards dans la construction de quatre nouvelles centrales au gaz en Belgique. Ces plans avaient été annoncés à la mi-mai, mais depuis rien n'a réellement bougé.

Du côté du SPF Economie, on indique qu'il y a effectivement eu un contact concernant le site de Vilvorde, mais qu'aucune demande de permis n'a été introduite. "Je n'ai pas l'impression que le dossier est mort, mais aucun progrès n'a été enregistré", indique une porte-parole. A Langerlo par contre, le projet est bien enterré. L'ancienne centrale va bientôt y être démolie afin de libérer l'espace pour de nouvelles entreprises, a indiqué vendredi matin le bourgmestre de Genk, Wim Dries, sur la VRT.

"BTK nous avait promis de clarifier la situation pour le 15 juin, mais nous n'en avons plus entendu parler. J'en déduis donc que le projet ne prendra pas place sur le site de Langerlo", a indiqué l'édile. Le chantier de démolition débutera à l'automne.

Concernant le projet de deux nouvelles centrales au gaz à Vilvorde, c'est donc l'incertitude qui prévaut. "Notre projet a le mérite de pouvoir être réalisé en trois ans et de tomber au bon moment", avait expliqué Marc Segers (photo) début juin à La Libre Belgique. Le patron de BTK disait s’appuyer sur deux fonds alimentés par plusieurs investisseurs parmi lesquels on trouve "un grand groupe belge" , une banque américaine, une banque suisse et l’opérateur énergétique qatari Qatargas.

Or la filiale de BTK, EG Luxembourg, ne donne pas plus d'informations. Elle avait affirmé elle en mai avoir le soutien du Qatar dans le projet, mais Qatargas avait démenti un peu plus tard.

Le SPF Economie n'a en tout cas par encore reçu de demande formelle de permis. Si celle-ci arrive, le délai pour la délivrance dudit permis est d'environ six mois, mais un permis d'environnement est également requis, indique la porte-parole.

La construction de nouvelles centrales au gaz est importante pour garantir l'approvisionnement énergétique du pays. Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité, a récemment dit craindre des ruptures d'approvisionnement dès l'hiver 2022-2023.