Entreprises & Start-up Le robot cuiseur "Monsieur Cuisine Connect" de Lidl cacherait un micro et son système d'exploitation serait dépassé.


Début juin, la sortie de cet appareil avait déclenché d'incroyables mouvements de foule en France. Cependant, il semblerait que cette appareil ne soit pas si parfait que cela. Un article du site spécialisé Numerama nous apprend en effet que le fameux Monsieur Cuisine Connect utiliserait un système d'exploitation Android obsolète ce qui pourrait faciliter les piratages et surtout, plus choquant, qu'il serait équipé d'un micro sans qu'aucune indication de sa présence ne soit signalée et justifiée.

L'information a été révélé après une expérience réalisée par deux Français:

Quelques jours après avoir acheté l'appareil, Alexis Viguié et Adrien Albisetti, se sont amusés à détourner l'écran tactile du robot. Le but ? Faire tourner le jeux vidéo culte, Doom sur l'appareil. Et le résultat semble réussi comme nous le montre la vidéo postée sur le compte d'Adrien:

Cependant, un autre détail attire l'attention: les deux hommes ont réussi à faire fonctionner le micro intégré à l’appareil. Or officiellement, l’appareil n’a aucun micro.

Dans cette vidéo, on peut voir qu’ils arrivent à discuter via l’application de messagerie vocale "Discord", via les hauts-parleurs et le micro intégré. Autrement dit, même si le micro est inactif, il peut potentiellement être activé via une mise à jour voire être facilement piraté au vue de la version obsolète d'Android utilisé par l'appareil.

Contacté par BFMTV, Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl en France, a fourni une explication à la présence du micro: "Il y a bien un micro et un haut-parleur car lorsque les développeurs ont lancé le Monsieur Cuisine, il était prévu que l'appareil soit pilotable par la voix et éventuellement par Alexa (NdlR.: l'intelligence artificielle d'Amazon). Nous avons laissé le micro mais il est totalement inactif et il n'est pas possible pour nous de l'activer à distance." 

Lidl a d'ailleurs précisé que, si la fonction venait à être implémentée, l'accord de l'utilisateur serait demandé.