Didier Depray ne mâche pas ses mots. Le président de la Fédération belge de la franchise (secteur au centre d'un salon qui commence ce mercredi en synergie avec le Salon Entreprendre 2007, lire ci-contre) se frotte les mains. "Voilà une étude qualitative qui tord le cou aux croyances de celles et ceux qui veulent tout réglementer et qui réclament des interdits", explique-t-il. "Mon voeu est enfin exaucé." De quoi s'agit-il ? D'une étude qui complète les aspects quantitatifs abordés il y a un an par des questions qualitatives. Franchiseurs (29, de régions, tailles et secteurs de commerce différents) et franchisés (53, répartis dans 28 enseignes) ont été invités à y répondre. Même si l'ensemble vire à l'autosatisfaction, plusieurs confirmations intéressantes se dégagent.

Premier constat : la franchise s'impose comme créatrice d'emploi. Plus de deux franchisés sur trois affirment en effet avoir engagé en moyenne trois équivalents temps plein de plus, ces trois dernières années. Plus de la moitié déclare en outre vouloir encore embaucher un à deux équivalents temps plein dans les trois années qui viennent. Si on extrapole ce chiffre à l'ensemble des points d'exploitation en franchise, il apparaît que minimum 10 000 équivalents temps plein devraient venir grossir les troupes, endéans la période, sans compter les nouveaux postes liés à l'ouverture de points d'exploitation supplémentaires. Ce qui rajoute quelque 2 000 nouveaux emplois potentiels à l'addition précédente.

Il ressort également que le franchiseur ne se focalise pas sur les diplômes obtenus pour recruter. Les qualités humaines de la personne interviennent en priorité dans des profils plutôt de compétences et d'expériences que de formation. Le secteur se positionne aussi comme école de formation, les franchiseurs assurant eux-mêmes l'accompagnement de leurs franchisés.

Qui sont les franchisés ? La réponse à cette question montre une grande diversité d'âge, d'origine, de nationalité et de sexe. Les faits d'être son propre patron et de décrocher un emploi à long terme s'imposent comme principales motivations, et la qualité des produits ou services vendus comme première raison du choix de l'enseigne.

Le taux d'échec du secteur (un peu plus de 3 pc) est inférieur à la moyenne nationale (8 pc). Le montant des investissements atteint 110 000 euros en fonds propres, en moyenne (soit environ un tiers de l'investissement global). Et les franchisés (90 pc en tout cas) se déclarent contents de leur statut.