Le soleil belge n'a pas freiné les voyages

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A.Ma.

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Le soleil belge n'a pas freiné les voyages
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Selon l'Association belge des tour-opérateurs (ABTO), à l'aube des vacances, les réservations étaient en hausse de 5 pc par rapport à la même époque l'an dernier. Si les chiffres de juillet ne sont communiqués que dans quelques jours, les poids lourds du secteur, Thomas Cook (marques Thomas Cook, Neckermann et Pegase) et Tui Belgium (Jetair, Sunjets, etc.) parlent d'ores et déjà de saison positive. Petit tour de piste des vacances organisées qui représentent près d'un voyage belge sur trois.

1 Météo. Que n'a-t-on glosé sur le temps cet été. Juillet? Trop chaud! Août? Jusqu'ici, pas suffisamment ensoleillé... Avec quelle influence sur les transhumances estivales? «En juillet, nous avons constaté une très forte demande pour les vacances tout près, à 400 km maximum», déclare Pierre Fivet, directeur des ventes chez Neckermann, ce que confirme Patrick De Pauw, directeur marketing et des ventes chez Connections: «La météo a poussé aux voyages plus proches et en voiture plutôt qu'en avion, plus onéreux. Des vacanciers qui se décident tardivement, s'en vont pour un week-end prolongé. Résultat: entre 25 et 40 pc de hausse pour la Côte belge, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Luxembourg, l'Alsace ou la Normandie». Deuxième tendance observée chez Neckermann: le mois de juillet caniculaire a aussi poussé les amateurs vers les montagnes, et surtout les Alpes françaises et autrichiennes.

Même s'il ne faut pas surestimer l'influence du soleil belge. D'abord, beaucoup de gens réservent évidemment leurs vacances longtemps à l'avance. D'autre part, «le beau temps en Belgique n'a pas empêché les gens de partir au soleil ailleurs. Les gens choisissent le soleil mais aussi souvent une formule tout compris qui garantit notamment des animations diverses pour tous», note Pierre Fivet. «Le beau temps de juillet n'a pas freiné les réservations», renchérit Hans Van Haelemeesch, porte-parole de Tui Belgium (Jetair). «Par contre, il y eut beaucoup de réservations en mai et en juin quand le temps était plutôt à la pluie car, a contrario, on constate toujours une influence du mauvais temps». Patrick De Pauw abonde en ce sens: «Depuis début août, il y a un «extra rush» sur les last minute».

2 Formule. Côté voyages organisés, la mode est au «all in», «all inclusive», en clair, le tout compris, en hausse. A des prix négociés en grosses quantités par des T.-O. de poids dans des pays de soleil et pas trop chers. A l'instar des Egypte, Turquie et Caraïbes qui pratiquent le tout compris 12 mois par an au contraire des pays voisins pas très versés dans ce genre de forfaits. «On compte une moyenne annuelle de 40 pc de tout compris avec un pic en été, pour les familles, à plus de 50 pc», selon Thomas Cook.

Autre formule qui plaît: les city-trips qui connaissent une belle envolée, surtout vers les points de chute et villes de soleil, comme Barcelone, Rome ou Lisbonne. Là aussi, le prix du transport est capital.

3 Budget. «On est plus ou moins dans la même ligne qu'avant», explique Claude Pérignon, porte-parole de Thomas Cook. «Il faut compter entre 550 et 600 € par personne pour les vacances en avion» (NdlR: obtenus en divisant le chiffre d'affaires avion par le nombre de clients avion). Chez Neckermann, Pierre Fivet remarque que «le budget par personne enregistré par le T.-O. a tendance à un peu augmenter car de plus en plus de gens optent pour des formules tout compris». Un tout compris qui se paie en Belgique au T.-O. et qui est plus élevé que ce que le client paierait pour une «simple» demi-pension à laquelle s'adjoint une série de dépenses sur place. Au tout compris, il faut ajouter, d'après Jetair, une propension aux hébergements 3 et 4 étoiles.

4 Durée. «Les gens partent plus souvent et moins longtemps», indique Pierre Fivet. «Avant, on allait plutôt vers les 15 jours», précise Claude Pérignon. «Aujourd'hui, la moyenne de séjour s'établit à 9 à 10 nuits sur place». Les destinations étant de mieux en mieux desservies, cela donne aux clients un maximum de flexibilité et l'idée de repartir plus tard.

5 Une réservation chasse l'autre. Déjà tombent les premières réservations pour l'hiver. «Pour les sports d'hiver, 40 pc de nos clients réservent avant le 30 septembre», signale encore Pierre Fivet. Rareté oblige. Il n'y a que 5 semaines concernées, et le choix de la station et les bonnes affaires précoces échoient aux premiers clients. «Plusieurs milliers de clients ont déjà réservé», chez Jetair où la brochure «Best sellers» sort en juin. «Vers le soleil d'abord, et souvent vers le même hôtel que l'an dernier».

© La Libre Belgique 2006

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