Le tax shelter pour les investissements dans les start-ups est de plus en plus populaire. 

L'année dernière, 5.860 personnes y ont eu recours, contre 3.427 en 2017, d'après des chiffres rendus publics jeudi par le ministre des Finances, Alexander De Croo (Open Vld). 

Ce cadre fiscal préférentiel pour encourager le financement des nouvelles activités a été approuvé en 2015 par le gouvernement fédéral. Il consiste en une diminution de l'impôt sur les personnes physiques à concurrence de 30 à 45% pour les PME et les micro-entreprises.

Le tax shelter peut s'appliquer à des investissements jusqu'à 100.000 euros par personne physique par an et un maximum de 250.000 euros par start-up. Chaque actionnaire recourant à ce dispositif peut détenir au maximum 30% du capital.

Outre l'activité individuelle et l'entreprise, le tax shelter peut également s'appliquer aux fonds starters. Le retour fiscal produit alors son effet lorsque le fonds investit dans une start-up.

Les montants investis grâce à ce dispositif pour les start-ups est en hausse constante. De 15,9 millions d'euros en 2016, il est passé à 33,1 millions en 2017 pour finalement atteindre 39,6 millions l'année dernière.