En quelques jours, selon la BNB, on est passé d’un million de journées travaillées à la maison par semaine à 8,5 millions. Une tendance, qui a perduré même au-delà du confinement. Presque tous ceux qui télétravaillaient en avril le faisaient encore, au moins partiellement, en septembre, relate encore la BNB. Et maintenant, nous voilà repartis pour une deuxième vague. La pratique pourrait s’installer durablement, pour des raisons sanitaires mais aussi parce que le modèle semble plaire. Selon ING, un travailleur sur deux souhaite continuer à télétravailler, alors que seul un sur six ne veut plus en entendre parler.

Mais des risques existent.

Au niveau psychosocial tout d’abord. L’homme est en effet un animal social qui a besoin de contacts. Et puis comment gérer et assurer la cohésion des équipes à distance ?

Sur le plan économique, les risques sont là aussi. Quel serait l’impact sur les commerces, les bureaux, les finances des entreprises ou encore le portefeuille des télétravailleurs ?

Le télétravail suscite également des inégalités entre les travailleurs. Entre ceux qui y ont accès et ceux qui, de par leur métier, n’y ont pas accès ; entre ceux qui sont bien équipés et dans un environnement propice et ceux qui ne le sont pas.

Rarement dans l’histoire, un changement a été aussi brutal. En un temps record, il a fallu s’adapter. Mais si la pratique du télétravail est amenée à perdurer, n’est-ce pas une opportunité pour repenser notre façon de travailler et de redéfinir notre rapport au travail ? Des entreprises sont déjà en train de revoir l’organisation de leurs espaces, pour avoir peut-être moins de desks, mais davantage d’espaces de créativité, d’échanges. C’est peut-être aussi l’occasion de se recentrer sur un management plus humain qui n’est pas dans la mesure, le contrôle.

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