Entreprises & Start-up

Dans une publication datée de novembre dernier, des chercheurs des Universités de Stanford Economics et de la Beijing University Guanghua School of Management (1), ont fait un point très intéressant sur la percée du télétravail en Chine. Leurs conclusions sont basées notamment sur la surveillance d’employés du tour-opérateur chinois Ctrip. Cette entreprise a joué le jeu en proposant à 996 de ses 13000 employés de travailler à domicile. Sur cet échantillon, une bonne moitié (508) d’employés a manifesté de l’intérêt pour la proposition, et 252 ont été sélectionnés pour participer à l’expérience. Comme dans le monde "physique", ils ont été organisés en équipe avec des chefs, des "shifts", une certaine flexibilité des horaires en fonction du type de fonctions. Une fois l’expérience lancée, les chercheurs ont noté quatre facteurs importants : une augmentation de la productivité de l’ordre de 13 % (après 9 mois d’observation), pas de baisse de régime pour les employés exclus de l’expérience, la fatigue ou le relâchement observé chez les employés "normaux" a chuté de 50 % par rapport au groupe de contrôle, les employés manifestant leur satisfaction d’effectuer leur travail chez eux, et enfin, une économie relative mesurée par l’entreprise. Celle-ci a assuré économiser environ 2000 dollars par an et par employé travaillant à domicile. Une conclusion qui a conduit l’entreprise à proposer à ses cobayes de poursuivre l’expérience à plus long terme. Mais cette suggestion n’a pas recueilli un succès exceptionnel puisque la moitié du groupe expérimental a préféré retourner au bureau, et deux tiers des employés du groupe de contrôle (ceux qui auraient voulu travailler chez eux mais avaient été exclus) ont également préféré rester au bureau

http://www.stanford.edu/~nbloom/WFH. pdf