Travailler de chez soi. L’idée semble séduire près d’un travailleur belge sur deux, révèle une enquête menée par InSites Consulting pour Tempo-Team auprès de 210 HR managers et 517 travailleurs fixes et temporaires. Leurs motivations : éviter les navettes (29 %), pouvoir travailler de manière plus flexible (21 %) et avoir un meilleur équilibre travail-vie privée (17 %). Ils mettent en avant plusieurs avantages : un impact positif sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle (55 %), une meilleure concentration (53 %) et une meilleure productivité (53 %).

Mais près de la moitié des employeurs sondés sont contre le télétravail. Et seuls 22 % l’autorisent complètement. Ce qu’ils craignent : l’impact négatif sur la collégialité entre les collègues (49 %) et l’implication dans l’entreprise (41 %).

Les employeurs qui l’autorisent sont pourtant très contents de la formule, révèle encore l’étude. Ainsi, 68 % estiment que cela profite à la vie privée du travailleur, 63 % que c’est une solution idéale pour les tâches qui nécessitent beaucoup de concentration et 45 % estiment même que leurs collaborateurs sont plus productifs à la maison qu’au bureau. " Les entreprises notent aussi qu’accorder le télétravail est perçu par l’employé comme une marque de confiance. Cela le lie encore plus à son employeur" , note Didier Christiaens, HR director Tempo-Team.

Pour répondre aux problèmes de mobilité et de flexibilité notamment, les employeurs préfèrent en général la solution du temps partiel (63 %) combinées à des heures flexibles (62 %). Les travailleurs, par contre, privilégient un mix entre des heures de travail flexibles (71 %) et du télétravail régulier (47 %) et beaucoup moins le travail à temps partiel (29 %). " Le télétravail est la solution la plus simple d’un point de vue juridique pour permettre plus de flexibilité , note Didier Christiaens. Techniquement, c’est également facile aujourd’hui, la plupart des travailleurs étant équipés chez eux. C’est surtout sur le plan des ressources humaines qu’il y a un challenge ."