Il ne s’agit pas d’une énième trouvaille de la "suédoise" pour faire entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat.

Cette mesure est en fait l’application de la nouvelle législation relative "aux boissons non alcoolisées et au café" du 21 décembre 2009, entrée en vigueur en juillet 2010.

Depuis lors, un certain flou artistique flottait autour de la situation "des substances destinées à la confection de thé".

Circulaire de l’administration

Une récente circulaire de l’administration des douanes et accises a donc tranché : ces mesures touchant le thé doivent être "strictement" appliquées à partir du 1er novembre. Le montant de ces accises est de 37,18 euros par 100 kilogrammes net, précise le ministère des Finances.

Concrètement, cela touche le thé en vrac, mais aussi les sachets et autres infusettes. "Les substances […] manifestement destinées à la confection du thé, conditionnées soit en emballage de vente au détail soit en emballage destiné à la confection de tels thés prêts à l’emploi" , note à ce sujet l’administration.

Que vous achetiez votre thé en vrac ou en sachet, vous êtes donc concerné par la mesure.

Avec quelle répercussion en monnaie sonnante et trébuchante pour l’amateur de thé ? Il est encore trop tôt pour le dire, selon les acteurs concernés, qui pointent un autre facteur susceptible lui aussi d’influencer à la hausse le prix du thé : il s’agit de l’obligation de dédouaner l’importation de thé, même lorsque l’expéditeur est installé dans un pays européen. L’importation de thé en Europe se fait principalement via les ports de Rotterdam (Pays-Bas) et de Hambourg. Les importateurs paient alors des taxes à l’importation.

Les maisons belges achetant par exemple en vrac à un négociant installé en Allemagne devront donc passer par une agence en douane pour dédouaner cette importation intraeuropéenne, agence qui pourra délivrer le document ad hoc pour le paiement des accises. Les filiales d’une maison mère installées en dehors du territoire belge sont également concernées. D’où un coût supplémentaire à charge de l’acheteur belge, qui sera tôt ou tard répercuté dans le prix de vente au détail.

Ce sera également le cas pour le thé en sachet importé dans son conditionnement. P.D.-D.