D'après les mandataires judiciaires, deux acheteurs potentiels ont fait des offres pour Neckermann, l'opérateur de voyages qui a demandé la protection de ses créanciers en février. Les deux options seront étudiées dans les prochains jours et présentées au personnel en vue d'un redémarrage rapide d'environ 128 membres du personnel restants et 45 magasins. 

Les huissiers de justice prévoient une réunion du comité d'entreprise mardi prochain pour expliquer et présenter les deux options au personnel. Ils devront donner leur bénédiction et indiquer clairement s'ils veulent aller de l'avant avec le nouveau financement. Lorsque tous les membres du personnel se seront exprimés sur la question, le dossier sera transmis au tribunal d'entreprise, qui tranchera.

Ce vendredi, les mandataires judiciaires n'ont divulgué aucune information sur l'ampleur des nouvelles injections de capital ou sur les modalités mises sur la table par les candidats potentiels. Mais l'agence de presse Belga apprend de sources bien placées que les deux candidats souhaitent garder la plupart du personnel à bord.

Identités confidentielles

L'identité des candidats n'a pas non plus été communiquée officiellement par les huissiers de justice. Mais il s'agirait du fonds Futura Capital, qui se concentre sur les entreprises financièrement saines qui ont connu des difficultés en raison de la crise liée à l'épidémie de coronavirus. Et Cim Capital, une autre société de capital-investissement dont le siège est à Anvers.

Les deux propositions seront examinées par les huissiers de justice. Il est possible que l'un des deux candidats soit rejeté. Mais si les commissaires judiciaires les considèrent comme égaux, un juge, en consultation avec le personnel, décidera de l'accord final.

Dans les prochains jours, les commissaires judiciaires informeront tous les employés. Si tout va bien, cela pourrait être plus tôt que le délai légal de trente jours. Cela donnerait un coup de pouce à la direction, qui se prépare à la saison touristique estivale.

Mais tous les membres du personnel doivent donner le feu vert. "Je suis sûr que les membres du personnel qui veulent coopérer - et c'est la plus grande majorité - qu'ils répondront très rapidement", a fait écho Els De Coster, syndicaliste de l'ACLVB. "Mais certains hésiteront, par exemple parce qu'ils ont commencé à chercher un autre travail entre-temps".

L'ACLVB demandera à ses membres de réagir rapidement. Mais il n'est pas exclu que certains membres du personnel hésitent et invoquent le délai légal. Dans ce cas, la question ne sera pas soulevée avant le mois de mai et la direction pourrait ne reprendre ses activités que plus tard.