Crédit

Les cartes de crédit classiques ou les ouvertures de crédit via des cartes proposées par des enseignes peuvent devenir un véritable piège pour le consommateur.

De nombreuses cartes, en effet, proposent d’étaler le remboursement de vos dépenses. Avec, toutefois, une petite obligation : rembourser 5 % de la somme due, avec un minimum de 25 euros. Bref, si votre facture était de 1 000 euros, vous pouviez vous contenter de rembourser 50 euros, et le tour était joué. Sauf que sur les 950 euros restants, l’émetteur ne vous faisait pas vraiment de cadeau puisque le taux pratiqué dépasse les 10 % sur base annuelle. Le danger était donc de perpétuer à l’infini ce report du remboursement, avec un effet boule de neige pouvant déboucher sur une situation de surendettement inextricable.

Afin d’éviter que des personnes ne soient prises dans cet engrenage, de nouvelles règles prévalent depuis quelques semaines. Le but : obliger l’emprunteur à se remettre à flot dans un délai déterminé.

"Pour les contrats de crédit à durée indéterminée ou d’une durée de plus de cinq ans, la loi prévoit que le contrat doit indiquer un délai dans lequel le montant total à rembourser doit être remis à "zéro". Ce délai de zérotage varie en fonction de la formule de remboursement et du montant du crédit", souligne l’Union professionnelle de crédit (UPC).

Pour ce type de crédits, le délai maximum pour se remettre à zéro est de cinq ans pour les ouvertures égales ou inférieures à 5 000 euros.

Cinq ans, c’est encore très long.

Rien n’empêche toutefois le prêteur à adapter ce délai maximum et de le réduire à deux ou trois ans, par exemple. L’obligation est d’apurer sa dette dans ce délai, au minimum pour un jour. Et rien n’empêche l’emprunteur de replonger ensuite pour un nouveau bail de plusieurs années.