Les récentes grèves du personnel au sol de la compagnie aérienne néerlandaise KLM lui ont coûté "plusieurs millions" d'euros, selon les propos samedi de son CEO Pieter Elbers. 

Ce dernier n'a cependant pas été plus précis sur l'ampleur des dégâts financiers. Les négociations pour une CCT, entre les dirigeants et les syndicats, sont coincées, ce qui a mené en début de mois à des interruptions de travail. Selon le CEO, les dommages occasionnés à la réputation de l'entreprise sont importants, quand des vols sont retardés ou annulés à la suite d'actions du personnel.

"L'appréciation du client prend un fameux coup, lors de grèves. Bien davantage qu'avec des conditions météorologiques contraires. Quand ton vol est annulé et que tu vois qu'il neige, tu comprends davantage la situation", indique Elbers dans une discussion avec des journalistes lors d'un tournoi de golf, le KLM Open.

Trois syndicats néerlandais (VNC, FNV Cabine et FNV Grond) ont annoncé vendredi ne pas voir d'un bon œil la dernière proposition de l'entreprise, en matière de salaire notamment. Le FNV compte organiser la semaine prochaine une nouvelle grève de quatre heures.

"Les actions n'aident finalement personne", indique quant à lui Pieter Elbers. Il parle malgré tout d'avancées dans les discussions, se félicitant du fait que seuls trois des 8 syndicats impliqués ont refusé les nouvelles mains tendues de la direction.