Quelques banques qui avaient procuré un crédit de 450 millions de dollars à Lernout & Hauspie (L&H) en mai 2000 se sont constituées parties civiles devant la Cour d'appel de Gand. L'avocat Johan Verbiest l'a fait mardi matin au nom de Fortis et de la Deutsche Bank AG.

La KBC se serait également constituée partie civile. Les banques déclarent avoir été trompées par la direction de L&H. En mai 2000, un consortium de cinq banques (comprenant également Dexia) avait accordé un crédit à L&H pour financer la reprise de l'américain Dictaphone.

Selon l'avocat Johan Verbiest, les banques se sont basées sur les rapports annuels '97, '98 et '99. Etant donné qu'il est apparu que ces rapports annuels étaient faux, les banques ont été trompées, a-t-il plaidé. L'avocat a demandé un dédommagement provisionnel de deux euros.

Après une éventuelle condamnation, les banques veulent alors récupérer le reste de leurs dommages. Après l'effondrement de L&H, les banques ont récupéré une bonne part de leur crédit. Ils ont reçu aux Etats-Unis un paquet d'actions de Dictaphone.