Les vacances d'été ne se vivent plus comme d'antan. Plus personne ne part un mois à la mer ou à la montagne. Au-delà de cette tendance lourde, repérable aux quatre coins d'Europe, ce secteur subit d'autres évolutions qu'un spécialiste de l'assistance tel qu'Europ Assistance se doit de connaître. Depuis 8 ans, le groupe fait réaliser par Ipsos une vaste enquête sur les intentions et les préoccupations des Européens (Belges, Français, Britanniques, Allemands, Autrichiens, Espagnols et Italiens) pour les vacances d'été. Pas de grands bouleversements sous le soleil, mais quelques légers déplacements de tendances.

1 Les vacances d'été, un must incontournable. Globalement, 7 Européens sur 10 prennent des congés durant les deux mois d'été. C'est un de plus en 3 ans ! En Belgique, malgré une belle progression, ils ne sont encore qu'un peu plus de 6. Près d'un quart des Européens et un cinquième des Belges partent même à plusieurs reprises. En 2006, ils n'étaient, respectivement, que 17 et 8 pc.

2 Des séjours plus longs. La durée des séjours la plus prisée tant des Européens (39 pc) que des Belges (48 pc) est et reste la traditionnelle quinzaine. Mais ils sont de plus en plus nombreux à en demander plus. En 2005, 24 pc des Européens s'offraient 3 semaines et plus d'affilée. En 2007, ils étaient 25, en 2008, ils seront 29 ! Un chiffre tiré vers le haut par les Français pour 40 pc desquels le mois d'août est le sacro-saint mois des vacances.

3 La découverte avant le repos. Est-ce parce qu'ils ont eu peur d'avouer que, pour eux, vacances étaient synonymes de farniente, toujours est-il que les répondants ont, à 30 pc, expliqué que leurs vacances idéales étaient associées à la découverte de nouvelles cultures contre 27 pc au repos et 23 à la famille et aux amis. Pour les Belges, le tiercé est identique, mais encore plus marqué découverte (32 pc), le repos (25 pc) et la famille et les amis (21 pc) arrivant ensuite.

4 La découverte, oui, mais de l'Europe. 8 Européens sur 10 restent en Europe et même 1 sur 2 dans son pays. Les pays les plus prisés sont la France, l'Italie et l'Espagne. Comme de bien entendu, les Belges sont ceux qui restent le moins chez eux (13 pc), même si la Belgique reste leur seconde destination privilégiée après la France, mais avant l'Espagne, l'Italie, la Turquie et la Grèce. Dans tous ces pays, c'est la mer qu'ils recherchent (64 pc), avant la montagne (18 pc). Sauf... pour les Belges pour qui l'écart est moins marqué (51 et 27 pc).

Contre toute attente, la baisse du dollar n'a pas créé de raz-de-marée d'Européens sur les Etats-Unis : ils étaient 3 pc l'an dernier et seront 4 cette année.

5 Un budget en hausse. La baisse du pouvoir d'achat ne semble pas avoir affecté le budget des vacances des Européens. Il est en progression de 3 pc à 2 206 €/ménage. Le budget des Belges s'élève, lui, à 2 228 €. Fait assez surprenant : les francophones dépenseraient 10 pc de plus que les Flamands...

6 La montée en puissance de l'Internet. Tourisme rime aujourd'hui avec e-commerce. La preuve : près de la moitié des vacanciers européens (47 pc contre 40 pc en Belgique) achètent désormais prioritairement leurs vacances sur le Web.

7 Les Belges ne sont pas égaux devant les vacances. C'est même assez étonnant de voir combien francophones et néerlandophones ne posent pas le même regard sur les vacances. Ainsi, les premiers partiront plus nombreux (68 pc contre 60), mais ce sont les seconds qui partiront plus souvent (18 pc contre 17). Si tous optent d'abord pour la découverte, ensuite ils divergent : plus de repos pour les francophones, plus de sport pour les néerlandophones. Même écart en matière de destinations : 15 pc des francophones quitteront l'Europe contre seulement 7 pc de néerlandophones.