Avec la publication des résultats du second trimestre de la plupart des entreprises, les analystes de la banque JP Morgan en ont profité pour dresser le bilan. Et si le tableau est moins noir que ce que l'institution bancaire américaine avait prévu - elle tablait sur une chute des bénéfices de 70% -, les entreprises mondiales ont en moyenne vu leurs profits baisser de 33% au second trimestre.

Dans une note, les chercheurs Joseph Lupton et Olya Borichevska, qui travaillent pour le compte de JP Morgan, estiment également qu'il faudra du temps pour redresser la barre. "La situation reste sombre et nous prévoyons toujours une reprise incomplète qui empêchera le retour des bénéfices au niveau d'avant la pandémie dans un avenir proche", détaillent-ils.

Si la chute est brutale, les auteurs de la note indiquent néanmoins que "le niveau remarquable du soutien politique" a permis de limiter la casse, soutenant la demande et maintenant la tête des entreprises hors de l'eau. En témoignent les résultats des entreprises du secteur de la santé et des biens de consommation, où les baisses sont certes significatives, mais plafonnent respectivement à 4,7% et 5,5%.

Cela ne s'applique cependant pas à tous les secteurs. Ainsi, alors que les acteurs impliqués dans la tech ont vu leurs bénéfices chuter de 0,1%, la note est bien plus salée pour les entreprises actives dans les domaines du voyage ou de l'hôtellerie. Sans parler du secteur de l'énergie, où les bénéfices ont en moyenne chuté de 52,3% au second trimestre.

Enfin, JP Morgan précise que la zone euro a - de loin - été la plus touchée et prend l'exemple du Royaume-Uni, où les bénéfices des entreprises ont chuté de près de 80% en moyenne au cours du deuxième trimestre 2020.