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Les marchés boursiers ont à nouveau fini en baisse en Europe jeudi après avoir pourtant évolué positivement une bonne partie de la journée suite à l'action concertée des banques centrales visant à augmenter la liquidité des marchés face à la débâcle bancaire aux Etats-Unis.

A Paris, le CAC 40 a reculé de 1,06% à 3.957,86 points, son plus bas niveau depuis le 4 mai 2005. Londres a terminé en baisse de 0,66%, l'indice Footsie-100 des principales valeurs finissant à 4.880,00 points.

L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a très légèrement progressé de 0,04% à 5.863,42 points.

L'indice européen Eurostoxx 50 a perdu 0,60%.

Parmi les autres places européennes, Bruxelles a perdu 0,18%, Madrid 0,28%, Zurich 0,47% et Milan 0,99% et Amsterdam 1,49%. Copenhague et Oslo ont en revanche gagné 0,92% et 2,49%.

A Wall Street, le Dow Jones, qui avait cédé 4,06% mercredi soir, a ouvert jeudi en hausse mais vers 16H15 GMT il ne gagnait plus que 0,09% à 10.619,35 points, tandis que l'indice Nasdaq, à forte composante technologique cédait 0,10%. En Europe, les marchés ont évolué dans le vert la majeure partie de la journée suite à l'effort coordonné des banques centrales pour injecter plus de dollars dans le système financier mondial et soulager des marchés monétaires proches de l'asphyxie.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé dans la matinée qu'elle allait apporter 180 milliards de dollars aux marchés financiers par le biais d'accords de prêts avec la Banque centrale européenne (BCE) et leurs homologues de Suisse, d'Angleterre, du Japon et du Canada.

Mais cela n'a visiblement pas suffi à rassurer des marchés toujours très nerveux. "Les craintes sont toujours présentes", a souligné Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities. "Après la faillite de (la banque d'affaires) Lehman Brothers, les angoisses d'une propagation du risque systémique ne sont pas éteintes", observe-t-il.

"On ne peut pas masquer la gravité de la tournure récente des événements. Quand le Dow Jones décroche de 7,1% en trois jours, c'est une situation paralysante, a reconnu Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

Après le rachat de la banque britannique HBOS par sa rivale Lloyds TSB, les incertitudes persistent sur le sort des banques américaines Washington Mutual et Morgan Stanley, l'une des deux seules banques d'affaires indépendantes subsistant à Wall Street.

Les indicateurs macroéconomiques du jour n'ont pas contribué à rassurer les investisseurs: les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis ont notamment augmenté de 10.000 par rapport à la semaine précédente, alors que les analystes tablaient sur une baisse.

En Russie, les marchés financiers, fermés depuis mercredi midi sur fond de crise de confiance dans le secteur bancaire, ne rouvriront que vendredi.

Mardi, les deux indices RTS et Micex avaient dévissé de 11,5 et 17,5%, leur pire performance quotidienne.

Dans la matinée, les banques asiatiques avaient également poursuivi leur chute, avec toutefois une certaine remontée pour les places fermant le plus tard qui ont profité de l'annonce de l'intervention des banques centrales.

A Tokyo, l'indice Nikkei des valeurs vedettes a plongé de 2,22% en clôture jusqu'à son plus bas niveau en plus de trois ans, plombé par les valeurs bancaires et par celles des grands exportateurs japonais qui risquent de pâtir de la crise américaine.

La Bourse de Shanghai a terminé en baisse de 1,72%. Séoul a terminé en repli de 2,30%, Sydney de 2,43%, Taïpeh de 2,74%, Manille de 4,26% et la Nouvelle-Zélande de 3,51%.

En revanche la Bourse de Hong Kong, qui fermait plus tard, s'est rétablie en clôture (-0,03%) alors qu'elle a perdu jusqu'à 7,7% en cours de séance.