Les marchés européens étaient en forte baisse jeudi à la mi-journée, dans le sillage de la chute des places financières asiatiques et de Wall Street. Les investisseurs étaient dans l'attente de l'annonce d'une baisse des taux d'intérêts par la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre.

A la mi-journée, à Londres, l'indice FTSE 100 était en baisse de 4,2%, perdant 193 points à 4.337 points, tandis qu'à Francfort le DAX diminuait de 4,3%, soit 225 points, à 4.941 points. A Paris, le CAC-40 chutait de 4,5%, soit 163 points, à 3.453 points.

Les bourses européennes ont réagi à la chute des places financières asiatiques dans la nuit, qui suivaient elles-mêmes la baisse à Wall Street. Le Nikkei a perdu 5,7% au Japon. Le Hang Seng a chuté de 6,7% à Hong Kong. Le Kospi a dégringolé de 7% en Corée du Sud. Et les marchés de Singapour, d'Australie et de Chine ont fortement diminué. Mercredi à New York, l'indice Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 486.01 points, soit 5,1%, à 9.139 points.

Jeudi, les marchés européens attendaient les annonces de la BCE et de la Banque d'Angleterre, qui devraient suivre la Réserve fédérale américaine et baisser leurs taux directeurs d'au moins un demi-point. Certains experts s'attendent même à ce que la Banque d'Angleterre baisse son taux d'un point, pour la première fois depuis la récession de 1992-1993 en Grande-Bretagne. "Les décisions de la BCE et de la Banque d'Angleterre sur les taux pourraient être saluées par les marchés, en particulier si la baisse atteint la limite large de la fourchette", analyse Mark Buckland, courtier à CMC Markets.

La semaine dernière, les marchés mondiaux étaient repartis à la hausse, à l'approche de l'élection présidentielle américaine. Toutefois, les investisseurs s'interrogent sur les moyens dont dispose le président élu Barack Obama pour empêcher une grave récession économique. Mercredi, les marchés américains ont été à nouveau entraînés à la baisse par l'annonce de difficultés dans le secteur des services au mois d'octobre aux Etats-Unis, avec une baisse de la demande et de l'emploi. "La période de lune de miel pour Obama s'est montrée courte, avec la publication des statistiques moroses de l'économie américaine hier (mercredi), qui met en évidence la tâche énorme à venir pour remettre l'économie sur pieds", explique Mitul Kotecha, analyste financier de Calyon.