"Bien que nous ayons repris nos activités en toute sécurité dans bon nombre de nos propriétés et que nous ayons réembauché des dizaines de milliers de personnes, notre secteur - et notre pays - continuent d'être touchés par la pandémie et nous ne sommes pas revenus à notre pleine capacité opérationnelle", a justifié le directeur général Bill Hornbuckle dans un message aux employés transmis à l'AFP.

L'entreprise, propriétaire entre autres des célèbres hôtels Bellagio et Mandalay Bay à Las Vegas, employait environ 70.000 personnes dans le pays fin 2019.

Mais comme les compagnies aériennes ou les spécialistes des croisières, les groupes de casinos ont été touchés de plein fouet par le Covid-19 et les restrictions qu'il a engendrées.

Les établissements de MGM Resorts Empire City, dans l'Etat de New York, et Park MGM, à Las Vegas, restent par exemple encore fermés.

Mais même ouverts, les autres casinos et hôtels du groupe souffrent de la baisse du tourisme, des restrictions en terme de capacité et de l'annulation de nombreuses conférences et événements.

MGM Resorts avait mis au chômage technique 62.000 salariés en mars, quand tout avait fermé.

La loi oblige les entreprises à se séparer définitivement des employés mis au chômage technique et non rappelés dans les six mois, ce qui sera le cas de 18.000 d'entre eux au 31 août.

Le directeur général assure vendredi dans son message que l'entreprise rappellera les personnes licenciées au fur et à mesure que les établissements reprendront une activité normale, en fonction des besoins de l'entreprise, des postes et de l'ancienneté.

"Bien que l'avenir immédiat demeure incertain, je crois sincèrement que les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ne sont pas permanents", affirme M. Hornbuckle dans son message.

"Les fondamentaux de notre secteur, de notre entreprise et de nos communautés ne changeront pas. Concerts, sports et divertissements finiront par revenir", écrit-il.