LLes clubs de football professionnels français ont décidé à l'unanimité de se mettre en grève le week-end du 29 novembre (jusqu'au 2 décembre) pour protester contre le projet de taxe à 75%, a annoncé jeudi l'Union des clubs professionnels français (UCPF).

"Nous sommes devant un mouvement historique, à l'unanimité, avec une vraie détermination pour sauver le foot, avec un week-end sans match à la fin du mois de novembre", a indiqué Jean-Pierre Louvel, président de l'UCPF.

Avec ce mouvement, les clubs de 1re et 2e division veulent "confirmer leur opposition résolue au projet de taxe à 75%", a poursuivi le patron des clubs de foot pros. Pour faire comprendre leur message, les clubs pros vont "organiser des opérations avec tous les fans de football", a-t-il ajouté, avec l'ouverture des portes des stades aux supporters pour leur expliquer les raisons de ce mouvement.

Les clubs demandent à nouveau "aux pouvoirs publics l'abandon du projet de la taxe à 75%". Un rendez-vous entre les patrons du foot français et le président de la république François Hollande est prévu la semaine prochaine, sans doute jeudi.

Les députés ont voté vendredi dernier la nouvelle mouture de la taxe à 75% pour les très hautes rémunérations. La taxe fait partie du projet de budget 2014 devant ensuite être examiné au Sénat avant de revenir vers l'Assemblée nationale, qui aura le dernier mot.

Cette "contribution exceptionnelle de solidarité" est assise sur la fraction de la rémunération supérieure à un million d'euros versée par les entreprises. Elle s'appliquera uniquement pendant deux ans, sur les rémunérations de 2013 et 2014.

La dernière grève historique du foot français remonte à 1972.

Pour Matignon, "un club de football est traité comme une entreprise comme une autre"

Matignon a affirmé jeudi qu'un club de football était traité, au regard de la taxe à 75%, "comme une entreprise comme une autre".

"Un club de football est traité au regard de cette taxe comme une entreprise comme une autre", a-t-on affirmé dans l'entourage du Premier ministre.

"En surplomb de tout dispositif fiscal, il y a le principe d'égalité", a-t-on ajouté, soulignant que "la taxe à 75% a été plafonnée avec justement le souci qu'elle ne pèse pas indûment sur les acteurs économiques, à 5% du chiffre d'affaires".