Les clubs de football professionnel belges ont encore pu limiter l'impact de la crise sur leurs revenus lors de la saison 2019-20, grâce à de bons résultats européens et à des transferts. Mais lors de la saison 2020-21, ils ont perdu un revenu estimé entre 80 et 120 millions d'euros à cause du coronavirus.

C'est ce qu'a déclaré mercredi le cabinet de conseil Deloitte. Deloitte a présenté son rapport annuel sur l'impact socio-économique sur le football professionnel belge lors d'une conférence de presse en ligne. Le rapport a été commandé par la Pro League, l'association des clubs de football professionnels.

Le rapport se concentre sur la saison de football 2019-20. Elle a été interrompue au début du mois de mars 2020 en raison de la pandémie. Deloitte s'attendait à ce que les clubs professionnels génèrent un quart de revenus en moins durant cette saison à cause de la pandémie, mais cela s'est finalement avéré moins important que prévu. Le chiffre d'affaires a atteint 373,5 millions d'euros, soit 1,3 % de moins que la saison précédente.

Saison à huit clos

Il y a bien eu un impact coronavirus, par exemple sur la vente de billets, mais cela a été compensé par les bons résultats des clubs belges en Europe. Le prize money européen s'est élevé à 79,3 millions d'euros, soit un quart de plus que lors de la saison 2018-19. Et les clubs ont réalisé un résultat net de 109,2 millions d'euros sur les transferts, soit près de cinq fois plus que la saison précédente.

Mais lors de la dernière saison de football, qui s'est déroulée entièrement à huis clos, l'impact du Covid-19 est devenu beaucoup plus réel. "Nous estimons que les recettes de billetterie ont chuté de 55 % et les recettes commerciales, provenant de la vente de maillots et autres produits dérivés, ainsi que de la nourriture et des boissons, de 60 %", a déclaré Sam Sluismans, associé chez Deloitte. Les revenus du sponsoring ont vraisemblablement légèrement augmenté, et l'accord de diffusion avec Eleven Sports apporte également plus aux clubs qu'auparavant. "Si nous faisons la somme, nous estimons une baisse des revenus de 21 à 33 %, soit de 80 à 120 millions d'euros", a déclaré M. Sluismans.

Il s'attend également à des "effets d'entraînement" de la crise au cours des deux prochaines saisons. Par exemple, parce que les clubs vont transférer les abonnements de la saison précédente à la suivante, ce qui ne leur apportera aucun revenu supplémentaire.