Les travailleurs du site sidérurgique tombé en faillite en 1997 ne toucheront jamais l'entièreté de leurs indemnités de licenciement.

La cour d'appel de Bruxelles a rendu il y a quelques jours un arrêt qui déboute les curateurs des Forges de Clabecq. Ceux-ci estimaient être prioritaires sur l'Etat belge pour récupérer une somme de 18 millions d'euros toujours bloquée sur des comptes bancaires, relative aux actifs des Forges de Clabecq au moment de la faillite.

L'entreprise sidérurgique de l'entité de Tubize a été déclarée en faillite en 1997. D'anciens travailleurs des Forges de Clabecq, qui réclament toujours le paiement d'une partie de leurs indemnités de licenciement à la suite de la faillite de l'entreprise sidérurgique le 3 janvier 1997, attendaient une décision favorable aux curateurs, opposés, devant la cour d'appel de Bruxelles, à l'Etat belge. L'enjeu des débats concernait la somme de 18 millions d'euros, correspondant aux actifs de l'entreprise au moment de la fermeture, toujours bloquée sur des comptes bancaires.

L'Etat belge estimait avoir la priorité pour l'obtenir, se prévalant d'une créance de plus de 30 millions d'euros dans le cadre de la récupération d'emprunts octroyés à l'entreprise avant la faillite, et que l'Europe a considéré comme constituant des aides illégales.

Les curateurs, eux, contestaient cette créance de l'Etat et estimaient que cet argent devait être affecté au paiement des indemnités restantes des travailleurs.