Le "tax shift" consiste en un glissement d’une partie de la charge qui pèse sur le travail vers d’autres postes comme la pollution, la consommation et les revenus du capital. Il permet aux employeurs de bénéficier à la fois de diminutions de charges sociales patronales, mais aussi d’allègements de la taxation sur le travail.

Les impacts du tax shift sur les charges sociales patronales sont multiples :

  • Le taux de base des cotisations patronales a été diminué de 32,4% à 25% (en 2018) pour le secteur privé marchand ;
  • Pour le secteur non marchand, la réduction Maribel social (soit une réduction forfaitaire par trimestre et travailleur) sera une nouvelle fois renforcée au 1er janvier 2020 ;
  • L’employeur ne paie, à vie, aucune cotisation patronale de base lors de l’engagement d’un premier travailleur réalisé avant le 31 décembre 2020. Les cotisations personnelles de 13,07 % à charge du travailleur et les cotisations patronales spéciales (entre autre les cotisations dues au Fonds de sécurité d’existence et la cotisation pour les vacances annuelles) restent dues ;
  • Les réductions de cotisations sociales octroyées aux employeurs pour l’engagement des premiers travailleurs (du 2ème au 5ème travailleur) ont été renforcées et étendues à l’engagement du 6ème travailleur.

Fiscalement, le "tax shift" a permis notamment l'augmentation du pourcentage de la dispense de versement de précompte professionnel pour le travail de nuit et/ou en équipe ainsi que pour le travail en continu.