Les emblématiques jeans Levi's ont fait leur retour en fanfare en Bourse jeudi, l'action flambant dès sa première cotation, 34 ans après avoir claqué la porte de Wall Street.

Vers 15H30 GMT, le titre "LEVI", coté sur la plateforme d'échanges New York Stock Exchange (NYSE), s'échangeait à 22,74 dollars, en hausse de 33,8% comparé au prix d'introduction (17 dollars) arrêté la veille par l'entreprise.

Le premier échange s'est effectué à 22,22 dollars, ce qui a porté la valorisation de la société fondée en 1853 à San Francisco par Levi Strauss à 8,5 milliards de dollars.

Ces chiffres suggèrent que le groupe, dirigé depuis 2011 par Chip Bergh, a réussi à séduire la communauté financière malgré les interrogations sur l'avenir de l'industrie textile américaine.

Pour cette opération, Levi's comptait récolter seulement 587 millions de dollars en mettant en vente 36,7 millions d'actions pour un prix compris entre 14 et 16 dollars l'unité. Il en a finalement levé 623 millions.

Pour fêter le retour de cette icône américaine, le New York Stock Exchange, bâtiment boursier emblématique de New York, a fait voler en éclats son code vestimentaire.

Les traders présents sur le parquet ont été autorisés, fait rare, à troquer leur traditionnel costume-cravate contre un jean, un t-shirt et une veste en jean Levi's.

L'honneur de sonner la célèbre cloche annonçant l'ouverture de la Bourse est revenu aux salariés de Levi's tandis que le parquet était recouvert de différents signes de l'entreprise.

La cotation de l'action Levi's a commencé plus d'une heure et demie après l'ouverture, la demande étant forte, ce qui a forcé les banques en charge de l'opération à retarder les échanges.

Levi Strauss - qui outre les mythiques 501 et ses diverses gammes de jeans propose aussi des T-shirts, des sweaters ou des ceintures - a connu un premier baptême boursier en 1971. Il avait cependant quitté Wall Street en 1985 via un "LBO" (rachat par endettement), orchestré par la famille Haas, héritière du fondateur Levi Strauss.