La faillite de l'enseigne New Look a été officiellement prononcée jeudi par le tribunal de l'entreprise. Le groupe britannique de prêt-à-porter, qui possède encore six boutiques en Belgique, avait annoncé le 17 janvier qu'elle quittait la Belgique. Cent dix employés vont perdre leur travail.

Le syndicat CNE a annoncé mercredi que le bilan de la société a été déposé le 22 janvier, alors que les salaires sont habituellement payés le 24. "La direction avait promis à ces travailleurs de leur verser leur salaire de janvier mais c’est l’inverse qui vient de leur être annoncé", indique le syndicat chrétien.

Concrètement, les désormais ex-employés de New Look vont être privés de salaire pendant deux mois.

"Le salaire de janvier de certains travailleurs est mis en créance. Ils pourront espérer le toucher dans 9 mois, peut-être davantage. Mais un tiers d'entre eux, si la curatrice n'arrive pas à récolter assez d'argent via la vente des vêtements restants en magasin, par exemple, ne le touchera jamais", explique Jalil Bourhidane, secrétaire permanent CNE, en charge du dossier.

A ce premier problème s'ajoute un autre : les employés de New Look victimes de cette faillite pourraient ne toucher leurs premières allocations de chômage que fin février, ou même ne pas les percevoir du tout; ce qui les laisserait pendant deux mois sans aucun revenu.

"C'est une catastrophe et il n'y a aucune solution", commente Jalil Bourhidane. "Nous avons sollicité un nouvel entretien avec le chef de cabinet du Premier ministre afin de tenter de trouver une alternative. Il nous recevra jeudi à 11h." Une délégation syndicale de New Look avait été reçue lundi au 16, rue de La Loi.