Marketing. Il y a trois ans, c’était la grande vague des réseaux sociaux "business". Pour rester un professionnel dans le vent, il fallait absolument créer son propre profil sur LinkedIn, Viadeo, Xing et consorts. Aujourd’hui, une récente étude de Regus pointe le retard belge en la matière : tandis que 40 % des entreprises dans le monde utilisent les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux clients, elles ne sont que 27 % à y recourir en Belgique et au Luxembourg. De même, seulement 13 % des sociétés consacrent une partie de leur budget marketing à ces nouvelles plates-formes de socialisation.

Ce décalage se reflète aussi dans la composition socio-démographique des réseaux sociaux professionnels. Leader mondial, LinkedIn revendique ainsi 645000 membres en Belgique selon son outil publicitaire qui permet de configurer soi-même une campagne. Les secteurs d’activité les plus représentés sont le high-tech (environ 136000 utilisateurs), l’industrie (92000) et la finance (86000). En revanche, le juridique (15000), les médias (29000) et le service (20000) apparaissent comme les parents pauvres.

Même déséquilibre dans la taille des entreprises : seulement 9,45 % des membres sont indépendants ou travaillent dans une PME de 50 personnes maximum. Par ailleurs, les femmes ne pèsent que 23 % de l’ensemble des internautes belges enregistrés sur LinkedIn. An De Jonghe, auteur du livre "Sociale media voor HR professionals", résume bien la situation : "Un site comme LinkedIn rassemble beaucoup de cadres appartenant au management supérieur ou intermédiaire des entreprises. En outre, certains secteurs d’activité demeurent largement sous-représentés, alors que d’autres comme l’informatique ou la finance ont très vite sauté dans le train". Et notre interlocutrice de conclure : "Il y a encore une énorme marge de progression en Belgique. Et encore beaucoup de place pour ceux qui veulent se spécialiser dans l’utilisation des réseaux sociaux " O.D.D.