Les 56 Etats de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) réunis en sommet au Kazakhstan étaient jeudi à la recherche d'un compromis sur une déclaration finale et un plan d'action pour renforcer cette institution datant de la guerre froide. "J'espère que durant le temps qu'il nous reste nous pourrons nous mettre d'accord sur une déclaration et dépasser nos références", a déclaré le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, qui accueille le premier sommet de l'OSCE depuis 1999. "Nous devons montrer que nous sommes capables d'aboutir à un consensus", a déclaré par la suite la présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaite, dont le pays assure en 2011 la présidence tournante de l'OSCE. Les délégations cherchent un compromis sur un texte de déclaration finale et un plan d'action pour renforcer l'OSCE, organisation créée durant la guerre froide pour favoriser le dialogue et prévenir les conflits entre les blocs. Mais d'importants désaccords subsistent, en particulier entre la Géorgie et la Russie sur le dossier des conséquences de leur guerre d'août 2008. Moscou, qui a reconnu deux régions rebelles géorgiennes, refuse ainsi toute référence à l'intégrité territoriale de son voisin du Caucase. Autres dossiers brûlants, ceux des conflits gelés en ex-URSS, à savoir le séparatisme de la Transdniestrie, région pro-russe de Moldavie, et le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie autour du Nagorny-Karabakh. Autre dossier douloureux, celui de la démocratie et des droits de l'homme que les capitales occidentales veulent voir au coeur du document, contrairement à la Russie et d'autres républiques d'ex-URSS.