En 2020, 7 203 entreprises ont été déclarées en faillite par les tribunaux de l'entreprise, soit une diminution de 32 % par rapport à 2019, où 10 598 faillites avaient été comptabilisées. L'année dernière devient donc celle ayant enregistré le plus faible nombre de faillites depuis 2005, signale jeudi Statbel. 

Cette forte diminution trouve principalement son origine dans les mesures de protection des entreprises prises durant la période Covid-19. Un premier moratoire sur les faillites avait en effet été appliqué jusqu'au 17 juin, durant la première vague de la crise, suivi d'un second à partir du 6 novembre et jusqu'au 31 janvier, accompagnant la seconde vague, afin de protéger les entreprises ayant été obligées de fermer temporairement leurs portes.

Entre ces deux moratoires, l'administration fiscale et l'ONSS ont en outre épargné, par un moratoire de fait, des entreprises en renonçant à les citer en faillite à la suite de dettes fiscales et sociales.

A cause de la crise, les tribunaux de l'entreprise et greffes ont fonctionné à capacité réduite, limitant leurs activités jusqu'au 18 mai, puis les vacances judiciaires ont eu lieu en juillet et août, avec un nombre d'audiences réduit.

Enfin, de nombreuses mesures ont été appliquées - au niveau fédéral, régional et local - pour soutenir les entreprises en cette période de crise.

Le nombre de faillites déclarées en 2020 est le plus faible depuis 2005 en Région flamande et en Région Wallonne tandis qu'il est le plus faible à Bruxelles depuis 2008. Celui des pertes d'emploi est le plus faible depuis 2005 dans la capitale et au sud du pays alors qu'au nord il n'a plus été aussi élevé depuis 2016.

Ce sont principalement les très petites entreprises qui ont fait faillite en 2020. Celles avec 50 salariés et plus représentaient 32,7 % du nombre total des pertes d'emploi, ce qui en fait le pourcentage le plus haut enregistré sur toute la période 2005-2020.