Liverpool a annoncé mardi une perte avant impôts de 46 millions de livres (53 millions d'euros) pour son exercice 2019/2020, plombé par le Covid, un an après avoir enregistré un bénéfice de 42 millions de livres (48,3 millions d'euros).

Une semaine après avoir dû jeter l'éponge pour le projet de Super League dissidente européenne, cette annonce explique sans doute en partie les motivations des Reds quand ils rêvaient de cette très lucrative ligue semi-fermée.

Le club estime que la perte totale de revenus causée par la pandémie atteindra les 120 millions de livres (138 millions d'euros) quand les supporters seront autorisés à revenir dans les stades.

La suspension de la saison en mars et sa reprise à huis-clos trois mois plus tard a durement touché un club aux revenus un peu moins diversifiés que les mastodontes de Manchester.

"Une situation financière solide" avant le Covid-19

Le propriétaire américain Fenway Sports Group avait même accepté de vendre 10 % du club au fonds d'investissement RedBird Capital pour 624 millions d'euros, le mois dernier.

Ces résultats intègrent 3,9 millions d'euros de prime pour la victoire en Ligue des Champions 2019, versée après la clôture de l'exercice précédent.

Les revenus commerciaux (sponsors, merchandising) ont progressé de 33 millions d'euros, ce qui n'a pas permis de compenser les baisses des recettes jour de match et des revenus liés aux droits de diffusion, pour un total cumulé de 83 millions d'euros.

La masse salariale a progressé, elle, de 356 millions d'euros à 373,5 millions d'euros.

"Ce rapport financier qui s'arrête en mai 2020 (...) commence à démontrer les répercussions financières initiales de la pandémie et les réductions significatives de certains postes de revenus", a commenté le directeur exécutif Andy Hughes.

Il a cependant assuré que le club, qui était "dans une situation financière solide" avant la pandémie, a réussi à "gérer les coûts avec efficacité pour naviguer lors de cette période tellement inédite", a-t-il ajouté.