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Les banques européennes se débattent avec le problème de liquidités qui leur coûtent de l’argent. 

Les banques de la zone euro tentent de revendiquer des aménagements des lois encadrant les comptes de dépôt, comme les comptes d’épargne belges ou les livrets d’épargne A français. 

Mais c’est aussi un problème pour les banques suisses qui, comme leurs homologues de la zone euro, doivent arriver à faire produire des intérêts sans prendre de risques. 

Or, on le sait les dépôts auprès de la Banque centrale européenne sont payants, et les placements de première qualité, sans risques, en euro, sont presque tous assortis de taux ou de rendements négatifs.

En Suisse, selon l’agence financière Bloomberg, le groupe bancaire UBS a prévu de prélever un intérêt sur les dépôts excédentaires de ses clients suisses aisés, soit ceux dont les liquidités dépassent 500.000 euros ou 560.000 dollars. Il s’agirait d’un taux négatif annuel de 0,60% !

Auparavant, le groupe suisse voulait actionner ce prélèvement au-delà du million d’euros. Pourquoi ce recul ? Pour Bloomberg, il s’agit de se prémunir des opérations de séduction menées par les autres banques actives dans la gestion de fortune en Europe, et à la recherche dans le climat actuel, de parts de marché. 

Il y a peu, d’ailleurs, le Crédit Suisse a annoncé la mise en place d’un prélèvement de 0,40 % sur les dépôts de plus d’un million d’euros. 

Pour sa part, assure encore Bloomberg, le troisième grand nom de la gestion de fortune en Suisse, Julius Baer, a opté pour des taux négatifs, au cas par cas, en francs suisses et en euro. 

Gare à ne pas s’attirer les foudres des clients les plus riches, susceptibles de changer de continent et de devise !