Le personnel belge du groupe de prêt-à-porter français Camaïeu se croisera les bras lundi, annonce vendredi le syndicat chrétien CNE. Un rassemblement est prévu dès 9h30 devant le siège social belge, rue Neuve à Bruxelles.

Les 130 employés des 28 magasins de Belgique sont très inquiets pour leur avenir puisque la maison-mère, en cessation de payement, a été placée en redressement judiciaire en France au mois de mai. La CNE indique que, depuis, c'est "le silence radio" de la part de la direction française.

"Nous avons dû être très pro-actifs pour avoir des informations de la direction française sur la procédure qui devait être mise en place", signale le permanent CNE.Jalil Bourhidane dans un communiqué. "Nous avons appris que sept repreneurs ont déposé des projets. Seuls deux projets étaient globaux, reprenant une bonne partie des magasins en France", ajoute-t-il.

"Choquant"

La Belgique ne faisait pas partie des plans de reprise. "Que les repreneurs extérieurs ne communiquent pas encore sur les filiales internationales peut être encore 'compréhensible', mais que notre direction actuelle ne fasse aucune référence à notre existence est juste choquant. En plus de n’être dans aucun projet, nous n'avons eu aucune communication positive ou négative venant de leur part", déclare Jalil Bourhidane. "Ce n'est que le 8 juillet que nous avons eu une bribe d'informations nous venant de la France disant que sera lancée en Belgique une procédure de réorganisation judiciaire. Cette communication n'est absolument pas précise : dans quels délais ? Quand le dossier sera déposé ? Est-ce qu'il y aura une proposition aussi faite en France pour la filiale belge ? Pour le moment il nous manque encore beaucoup d'informations."

Le syndicat et ses affiliés veulent donc des réponses à leurs questions, raison pour laquelle ils se mettront en grève lundi.

"Les travailleurs sont convaincus qu’il y a un avenir pour leur entreprise. Que ce soit par l’employeur actuel ou autre. Le personnel est qualifié et motivé. Il espère maintenant avoir des dates et des interlocuteurs et demande la nomination d'un administrateur délégué en Belgique dans les plus brefs délais pour discuter de l'avenir de l'entreprise et sauver un maximum d'emplois", explique Jalil Bourhidane.