A l'occasion du Conseil européen des 17 et 18 octobre et à quelques semaines de la date du Brexit, les quatre organisations patronales la FEB, l'UWE, le Voka et le Beci lancent un appel aux politiques et s’unissent pour partager leurs priorités.

Ils ont rappelé, en cinq points, leurs principales doléances mais également la crainte que suscite une potentielle sortie du Royaume-Uni sans accord.

Les organisations patronales redoutent une sortie du Royaume-Uni sans accord qui "causerait un préjudice économique énorme à notre pays. Cela signifierait l’absence d’une phase transitoire basée sur le statu quo et réduirait considérablement les chances d’une relation future durable entre l'UE et le Royaume-Uni".

Les organisations patronales relèvent aussi l'incertitude liée à un nouveau report du Brexit. Mais, elles estiment qu'un nouveau report, "pour autant que l'on continue à rechercher un accord négocié" est une solution préférable à une sortie sans accord. 

En cas de sortie sans accord, les employeurs rappellent que "les entreprises belges doivent prendre les mesures nécessaires et les autorités doivent tout mettre en œuvre pour minimiser l'impact d'un éventuel 'no deal'".

Ils demandent aussi la création d'un point de contact central auquel les entreprises peuvent poser toutes leurs questions opérationnelles. Enfin, les organisations patronales demandent des mesures additionnelles en cas de sortie sans accord.

Ils plaident également pour un partenariat le plus approfondi possible, afin de maintenir les importants flux commerciaux, tout en garantissant "le bon fonctionnement du marché intérieur européen et une concurrence loyale", disent-elle.

"Les organisations patronales appellent dès lors le gouvernement fédéral à désigner un gestionnaire de crise chargé de prendre des mesures supplémentaires pour en limiter l'impact et de trouver des solutions aux situations imprévisibles qui surviendront", précisent-elles notamment.