L'espionnage américain ne cesse de faire des remous. Et pas toujours pour le bien des marques made in USA. Apple et plus précisément les iPads se sont vus récemment bannir du 10 Downing Street, les bureaux et la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, pour des raisons de sécurité. C'est maintenant au tour du Bundestag,le Parlement allemand, d'interdire les iPhones au sein de son hémicycle, du moins pour les conversations professionnelles.

Toujours sous le choc des révélations d'Edward Snowden sur l'espionnage par la National Security Agency (NSA), les deux partis allemands au pouvoir, SPD (Parti social-démocrate ) et CDU (Union chrétienne-démocrate), ont décidé d'instaurer l'utilisation d'appareils qui permettent de sécuriser les communications et ce, grâce à des logiciels de cryptage ultra perfectionnés qui devront au préalable être approuvés par l'Office fédéral de Bonn sur la sécurité de l'information.

"Nos conversations et notre infrastructure de communications doivent être plus sûres", avait déclaré lors du scandale le gouvernement allemand. C'est donc chose faite.

Et malheureusement pour la marque à la pomme, le programme choisi n'est pas compatible avec son célèbre téléphone. Les appels et sms via l'appareil seront donc bel et bien interdits au sein du Parlement allemand. Autant dire que le succès de l'iPhone auprès des élus pourrait souffrir de cette décision.

En Allemagne, les révélations de l'espionnage d'Angela Merkel depuis 2002, alors qu'elle n'était pas encore chancelière, ont bien dû mal à passer au sein même du gouvernement et de la population. Certains ont même envisagé que le pays accorde l'asile politique à l'ancien agent de la NSA, Edward Snowden. Les Allemands voient même en lui un héros: 60 % selon un récent sondage. 14% estiment cependant qu'il est un criminel.