C'est ce qu'on appelle un raz-de-marée. Les pilotes de Ryanair basés en Belgique ont voté à une très grande unanimité (98,5%) en faveur d'une convention collective de travail déterminant leurs salaires et horaires. Le vote, qui était secret et s'est tenu du 4 au 14 février dernier, a vu la participation de 128 pilotes sur les 164 à qui le formulaire avait été envoyé. Selon l'association belge des pilotes de ligne (BeCA) qui a participé activement aux négociations, cet accord "garantit la stabilité" pour les pilotes de Ryanair dans les quatre prochaines années et "harmonise les conditions de travail et de rémunération" pour tous les pilotes basés en Belgique.

En plus d'une augmentation du salaire de base, une indexation annuelle est également prévue, ainsi que la possibilité pour les pilotes de se faire payer sur un compte bancaire belge. La Convention prévoit également l'opportunité pour les pilotes indépendants, encore très nombreux au sein de la compagnie irlandaise, de signer un contrat de travail avec Ryanair.

"Cet accord résulte de l'acceptation par Ryanair de l'application du droit du travail belge le 25 octobre 2018 (en vigueur depuis le 1er février 2019), suivie d'une Convention Collective de Travail sur l'ancienneté, les transferts de base et les promotions de capitaine signée en décembre 2018, explique l'association belge des pilotes dans un communiqué. Ces éléments constituent une base solide pour assurer un meilleur dialogue social entre Ryanair et ses pilotes travaillant dans notre pays".

Cependant, ce n'est pas fini, précise la BeCA. "Il appartient maintenant à Ryanair de mettre en place une structure de gestion locale appropriée qui garantira la mise en œuvre rapide de ces engagements".

De plus, Ryanair s'est engagée dans la convention d'aujourd'hui à négocier une série d'accords dans les mois à venir sur la réglementation du travail et la représentation quotidienne des salariés.

La BeCA n'oublie également pas le personnel navigant (stewards et hôtesses) de la compagnie irlandaise. "Il faut un véritable changement dans la culture de l'entreprise", conclut l'association.