Le gouvernement néerlandais avait gelé samedi le déblocage de cette aide sous forme de prêts destinée à la branche néerlandaise d'Air France-KLM face au refus du syndicat des pilotes VNV d'accepter cette réduction de salaire sur cinq ans.

KLM avait présenté la semaine dernière un plan d'économie au gouvernement qui prévoyait une baisse des salaires des pilotes jusqu'en mars 2022 et du personnel navigant et au sol jusqu'au début 2023.

Cependant vendredi, le ministre des Finances Wopke Hoekstra avait refusé ce plan, insistant pour que les réductions de salaires soient appliquées tout le long du plan de sauvetage quinquennal du gouvernement. Et il avait donné à la direction et aux syndicats de KLM jusqu'à samedi pour signer cet accord.

Mais VNV avait dénoncé ce changement de dernière minute, et refusé de signer. Avant de finalement changer d'avis.

Le directeur général de KLM Pieter Elbers a réagi mardi en estimant qu'"une étape importante a été franchie avec la signature des huit syndicats dans le cadre de cette clause d'engagement".

"Les derniers jours ont été incroyablement intenses pour tout le monde, avec une grande pression sur la compagnie, un impact négatif sur sa réputation et des divisions internes. Mais en fin de compte, nous, KLM et syndicats, sommes parvenus à un accord", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le ministre des Finances Wopke Hoekstra doit maintenant décider formellement de la poursuite de l'injection de 3,4 milliards d'euros, mais selon les médias néerlandais il approuve l'accord.

Le plan d'économie de KLM prévoit des coupes de 15% dans les dépenses et la suppression de 5.000 emplois.

Quelque 3.000 pilotes devraient être particulièrement touchés par ce plan avec des baisses de salaires allant jusqu'à 20%, selon les médias néerlandais.

"Depuis le déclenchement de la pandémie Covid-19 en mars, nous avons beaucoup demandé à tous nos collègues (...) Cette période sans précédent exige des mesures sans précédent et inhabituelles", a souligné mardi Pieter Elbers.

Air France-KLM a subi une perte nette de 1,6 milliard d'euros au cours du troisième trimestre, alors que ses bénéfices atteignaient 363 millions d'euros au troisième trimestre 2019.