Twitter, le service de messages courts, a recueilli de nombreux avis de personnalités et d'anonymes, cette année. Le réseau social a parfois influencé la politique, surtout chez nos voisins français. Il a surtout été le témoin de nombreux dérapages.

Après plus d'un mois à l'Élysée, Valérie Trierweiler provoquait le "Twittergate". En prenant la défense de l'adversaire de Ségolène Royal, durant l'entre-deux tours des élections législatives, la compagne du président - surnommée pour l'occasion la 'Première Gaffe de France' par Libération - affichait clairement sa rivalité avec l'ex de François Hollande. Une première tuile pour le nouveau président français.

Mais Valérie Trierweiler a, elle aussi, été victime d'un petit tacle. Le commentateur sportif Pierre Salviac avait écrit "À toutes mes consœurs je dis: 'baisez utile vous avez une chance de vous retrouver première Dame de France'", accompagné d'un petit smiley. Ce tweet a été jugé sexiste à l'égard de la compagne de François Hollande. Un petit message qui lui a coûté sa place à RTL.

Au tout début de l'année, Mathieu Kassovitz y était allé de son coup de gueule. Visiblement vexé de n'avoir été nominé qu'une seule fois pour les César, avec son film L'Ordre et la Morale, le réalisateur s'était énervé sur Twitter. "Une seule nomination aux César. J'encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merde. Je m'en fous des césars. Je n'y ai jamais mis les pieds. Je suis juste choqué par le manque d'intérêt. Je devrais faire des films plus simples. Vous n'aimez pas, je ne vous aime pas non plus. Narcissique et prétentieux, je le suis et je l'affirme. Je vous emmerde. Bonne journée", avait-il déclaré très élégamment en 4 tweets.

Véronique Genest avait également fait parler d'elle, avec ce tweet:

À la suite de nombreuses réactions, l'actrice avait fini par se justifier. "Si être islamophobe, c’est d’avoir peur, alors je suis islamophobe, comme beaucoup de Français."

La tuerie de Toulouse a également engendré de nombreuses réactions sur la Twittosphère. De nombreuses personnalités se sont exprimées sur le sujet. L'attaquant français de l'Olympique de Marseille, André-Pierre Gignac, a perdu son sang froid: "Une énorme pensée aux familles de la fusillade à Toulouse!! #incompréhensible #ouvalemonde #quedesfous #peinedemortetchaiseelectriquederetour". Le joueur a ensuite reconnu que sa réaction était exagérée.

La Belgique a également été touchée par le phénomène. Alors qu'elle était interpellée sur Twitter au sujet des restrictions budgétaires prévues dans les aides à la création, Fadila Laanan s'est laissé aller à un tweet dont elle était probablement -naïvement?- loin de mesurer les conséquences sur le public visé : "En période de crise, c’est normal : combat de pauvres !" La ministre de la Culture a tenté de rectifier le tir par la suite. Mais cette erreur n'est pas passée inaperçue.

Yves Leterme s'était une nouvelle fois illustré sur Twitter. Habitué aux petites bourdes, il avait publié un message... vite supprimé par après. Voici la traduction de ce message: "Bon matin. / Je n'ai pas dormi de la nuit après notre coup de téléphone... Xx/ps : coup dur pour Ford." Un tweet qui n'était certainement pas destiné au public et qui aurait du rester privé.

Les hashtags de la honte !

Les hashtags, ces mots clés qui permettent de réunir tous les tweets sur un sujet, ont créé la polémique à de multiples reprises. Le dernier en date appelé "#SiMonFilsEstGay" a d'ailleurs fait réagir la classe politique française. "Les discriminations, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie et les appels à la haine sont illégaux et punis par la loi : leur expression sur Internet ne fait pas exception à cette règle," ont déclaré Philippe Buisson et Marc Coatanéa, secrétaires nationaux PS aux médias et aux questions de société, dans un communiqué commun. "Nous demandons donc à Twitter de faire respecter la loi", ont-ils ajouté.

Avant cela, les twittos avaient déjà partagé leur humour de mauvais goût à travers les hashtags #SiMaFilleRamèneUnNoir et #UnBonJuif. Ce dernier avait donné lieu à des remarques antisémites et insultantes. Le 7 octobre dernier, un hashtag comprenant trois croix gammées était également apparu.

Si Twitter nous permet parfois de nous informer, de nous divertir ou d'assouvir notre curiosité, il donne également l'occasion à certains de se mettre tristement en évidence.