"Nous avons toute confiance dans l'appareil." Un Boeing 737 MAX de TUI Fly a décollé de Brussels Airport à destination de l'Espagne mercredi, une première belge et même européenne depuis que ces appareils ont été cloués au sol il y a près de deux ans.

L'avion a décollé dans la matinée de l'aéroport de Bruxelles en direction de l'Espagne (Malaga et Alicante) et est rentré en Belgique dans l'après-midi, toujours avec 100 à 120 passagers à bord (189 sièges). "C'était un vol très agréable, tout s'est bien passé", a déclaré M. Hofman qui se trouvait à bord.

Les passagers avaient été informés à l'avance qu'ils voyageraient à bord d'un 737 MAX. "Personne n'a annulé après ce message, et nous avons même reçu des réservations supplémentaires", a-t-il poursuivi. "Cela montre que les consommateurs ont confiance dans l'avion."

"Nous sommes très confiants aujourd'hui que voler avec le MAX est sûr, sachant que tout a été passé au crible", a également déclaré André Berger, directeur des opérations chez TUI Aviation et l'un des pilotes pour le vol de mercredi. Les autorités de l'aviation ont également imposé toute une série d'ajustements à l'avion (matériel, logiciel, câblage, procédures) avant que les passagers ne soient autorisés à embarquer à nouveau. Et les pilotes doivent êtres formés spécifiquement.

TUI fly Belgium dispose de quatre avions 737 MAX dans sa flotte. Deux d'entre eux ont jusqu'à présent reçu l'autorisation d'accueillir à nouveau des passagers. Pour l'ensemble du groupe TUI, cela concerne 15 appareils. "Il faudra encore des semaines ou des mois avant que toute la flotte MAX soit à nouveau opérationnelle", selon le groupe.

Lorsque les 737 MAX étaient au sol, environ 10 heures de travail par semaine et par avion étaient nécessaires pour la maintenance. Par exemple, les moteurs devaient tourner chaque semaine, les avions étaient couverts pour que les conditions météorologiques ou les insectes ne puissent pas causer de dégâts, etc. Le groupe TUI a conclu un accord avec l'avionneur Boeing sur la compensation de tous les coûts supplémentaires liés à la zone d'exclusion aérienne, mais les détails de cet accord ne sont pas publics.

Deux 737 MAX s'étaient écrasés fin 2018 et début 2019, causant 346 décès. Les accidents résultaient d'un système de sécurité défaillant entraînant la plongée des avions. Le modèle avait dès lors été mis à l'arrêt dans le monde entier.