"Les salariés européens d'Opel/Vauxhall et de Saab ont besoin d'un avenir sûr et viable pour leurs entreprises en Europe", proclame un tract diffusé sur le site du syndicat allemand IG Metall de Hesse (ouest), région qui abrite le siège d'Opel.

Le comité d'entreprise refuse les fermetures d'usines et les licenciements et demande la participation des Etats européens, des concessionnaires et des salariés pour sauver les deux constructeurs. L'américain General Motors, toujours menacé de faillite, a annoncé un vaste plan d'économies, notamment en Europe, passant par la suppression de milliers d'emplois.

Il a également annoncé vouloir se séparer de Saab, pour lequel la justice suédoise a accepté une procédure de sauvegarde pour lui éviter la faillite. Concernant Opel, GM réfléchit à des participations ou des partenariats. Dans les deux cas, l'américain a appelé à l'aide les pouvoirs publics. A la fin 2007, sa filiale européenne General Motors Europe employait plus de 55.000 personnes, notamment en Allemagne, en Suède, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique et en Pologne.