Face à l’épidémie, la filière bois wallonne continue de souffrir.

Selon une information développée vendredi par L’Avenir, les scieries wallonnes n’arrivent pas à absorber le surplus de bois attaqué par les scolytes, ces coléoptères xylophages qui font des ravages dans les forêts européennes depuis 2017 et qui s’invitent aussi dans les jardins des particuliers. La prolifération de cet insecte en Wallonie pose de sérieux problèmes à la filière bois.

Des centaines de milliers de mètres cubes de bois malade doivent être coupés et évacués afin d’enrayer la propagation de la contamination mais il manque de moyens logistiques pour ce faire, explique à nos confrères un représentant de l’Office économique wallon du bois.

De plus, cet afflux de bois sur le marché, dont la valeur est déjà dépréciée à cause de la teinte bleutée provoquée par les attaques de scolytes sur l’écorce, entraîne une chute des prix. Le mètre cube de bois sec scolyté ne se vend qu’à 5 euros et le prix pourrait encore chuter d’ici à l’automne, prévient la secrétaire générale de Nature, terres et forêts. Reste aussi le problème du stockage de l’excédent de bois, qui ne peut s’effectuer dans n’importe quelle condition pour des raisons sanitaires.

La crise des scolytes met à mal l’activité des forestiers en Wallonie depuis plus d’un an. Les scolytes s’attaquent principalement aux épicéas, une essence sur laquelle est essentiellement fondée la filière bois du sud du pays. Il n’existe aucun traitement pour en venir à bout. Le gouvernement wallon a débloqué 4 millions d’euros pour contrebalancer les pertes des exploitants forestiers.

Le problème sanitaire des scolytes est aggravé par deux facteurs : la chaleur et la sécheresse qui sévissent depuis plusieurs saisons, et l’épidémie de peste porcine africaine q I.L.