Extrait de `Terreur au travail´: `Une vingtaine de cadres, futurs dirigeants de société, triés sur le volet - car ce stage de motivation représente l'étape ultime de la sélection qui les fera accéder à des postes de commandement de très haut niveau- débarquent dans un lieu idyllique, mais retiré - ils seront coupés du monde pendant leur séjour - où, dès leur arrivée, on leur fait cadeau d'un petit chaton. Cette petite boule de poils aux yeux étonnés, ils vont l'adopter, lui donner un prénom, la nourrir, s'en occuper personnellement. Cela fait partie des exercices de `relationnel´. A la fin du stage, le dernier jour, une fois les valises bouclées et le dernier - excellent - déjeuner en commun expédié, un ultime exercice `de motivation´ va clore la cession: on demande à chaque stagiaire d'étrangler son chaton. De lui briser le cou. C'est, après l'étape de résistance à la douleur, l'apprentissage de la cruauté.

Egorger un chaton! Cela donne le frisson. Ces Américains... Trucs de cinglés. Heureusement que ça ne risque pas d'arriver chez nous... C'est ce que je pensais au début de l'enquête. Puis une, puis deux personnes, à Nancy, à Marseille, se sont mises à parler des `stages-chatons´. Rumeur? (...) Les personnes concernées sont tenues de conserver le plus strict anonymat.´

© La Libre Belgique 2002