Les trois syndicats du contrôleur aérien skeyes ont déposé un préavis de grève, estimant que la direction ne prenait pas la concertation sociale au sérieux. "Nous posons beaucoup de questions mais ne recevons aucune réponse", déplore mercredi Laurent Malengreau, du syndicat socialiste CGSP. Les syndicats se plaignent non seulement du contenu des discussions, incluant la renégociation de mesures liées à l'épidémie de Covid-19, mais aussi de la manière dont elles sont menées. "Nous demandons par exemple d'obtenir les documents une semaine avant une réunion mais on ne cesse de nous les donner à la dernière minute d'une réunion", dénonce M. Malengreau.

Les syndicats soulignent avoir conscience que des actions tomberaient très mal pour le secteur aéronautique, déjà durement touché par la crise sanitaire. "Mais nous n'avons pas vraiment d'autre option", considère le syndicaliste CGSP.

Selon la procédure, des actions ne pourront avoir lieu que dans deux semaines et peuvent dès lors être encore évitées. "Nous croyons encore en la concertation sociale et nous espérons que la direction pourra également en être convaincue", souhaite Kurt Callaerts, du syndicat ACV Transcom. Une première tentative de conciliation est prévue vendredi.

Dans une réaction, la direction de Skeyes indique qu'il ne reste qu'un point de discussion. "Les syndicats sont apparemment en désaccord avec un projet visant à éliminer les jours de congé historiquement accumulés jusqu'en 2019 et les jours de congé à partir de 2020, grâce auquel nous évitons de recourir au système de chômage temporaire et d'économies salariales", commente Audrey Dorigo, porte-parole de l'entreprise chargée du contrôle aérien.